Le droit du patient
Article L.1111-2 du code de la santé publique
Toute personne a le droit d’être informée sur son état de santé. Cette information porte sur les investigations, traitements ou actions de prévention proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu’ils comportent, ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus.
En cas de litige, il appartient au professionnel de santé d’apporter la preuve que l’information a été délivrée. Cette preuve peut être apportée par tout moyen.
Le même article prévoit que la volonté d’une personne d’être tenue dans l’ignorance d’un diagnostic ou d’un pronostic doit être respectée, sauf lorsque des tiers sont exposés à un risque de transmission.
En cancérologie, l’information se joue sur trois terrains. Les effets indésirables graves des protocoles : attendus, parfois définitifs, leur annonce conditionne la validité du consentement. Les alternatives : s’il existe plusieurs stratégies acceptables, le patient doit pouvoir choisir. Enfin, l’absence d’alternative : dire qu’il n’existe pas d’option curative fait partie de l’information due.
Le manquement à cette obligation ouvre un chef de préjudice autonome, le préjudice d’impréparation : le patient n’a pas pu se préparer à un risque qui s’est réalisé. Il est indemnisé indépendamment de la question de savoir si l’information aurait changé sa décision.
Le dispositif d’annonceLe dispositif d’annonce structure la manière dont le diagnostic de cancer est communiqué : un temps médical d’annonce et de proposition thérapeutique, un temps d’accompagnement soignant, un accès aux soins de support et une articulation avec la médecine de ville. Il ne crée pas d’obligation nouvelle, mais il organise l’information et, ce faisant, en produit la trace.